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De « Petra ficta » à « Pierrefitte-sur-Seine », découvrez la petite et la grande histoire de la ville, de ses origines à nos jours.
Nom
Issu de la forme latine « Petra Ficta », Frita, Fixa ou Fricta : pierre fichée ou pierre faite (présence d’un menhir ou de bornes limites de territoire ?)
L'abbé de Saint-Denis fait mention, dans ses écrits, des vignobles de Pierrefitte en 862. Pierrefitte dépendait alors en grande partie de l'abbaye de Saint-Denis.
L’administration adjoint officiellement en 1920 au nom de Pierrefitte, la mention « sur Seine» afin de faciliter le tri postal (il existe en France une douzaine de communes dénommées Pierrefitte) et précise ainsi son rattachement administratif au département de la Seine.
Blason
Dessiné par M. Louis et attribué à la ville par arrêté préfectoral du 20 juin 1942, le blason rappelle la suzeraineté de l’abbaye royale de Saint-Denis sur la commune (les fleurs de lys d’or et le clou au centre) ; le bleu et le rouge sont les couleurs de Paris et du département de la Seine dont Pierrefitte a fait partie jusqu’en 1964, les pierres blanches et le petit oiseau au sommet de la plus haute évoquent la butte Pinson voire également les carrières de plâtre.
A 13 km 600 au nord de Paris Notre-Dame, en Seine-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine s'étire le long de la route nationale n° 1. Elle jouxte les communes de Saint- Denis, Villetaneuse, Montmagny, Sarcelles et Stains, c’est le chef-lieu du canton Pierrefitte-Villetaneuse depuis 1976.
Les formes latines Petra ficta, frita ou fixa pour désigner « Pierrefitte » apparaissent au IXe siècle. Pour les historiens,
Pierrefitte tire son nom de "pierre fichée" évoquant soit la présence d'un menhir de l'époque celtique, soit celle d'une borne délimitant deux territoires ou encore de « pierre faite » pierre façonnée.
L'abbé de Saint-Denis, en 862, mentionne les vignobles de Pierrefitte et dès 1218, un acte accorde aux abbés de Saint-Denis le patronage de la paroisse. L’abbaye, seigneur du lieu jusqu’à la Révolution Française, percevait, à la jonction des routes de Calais et de Senlis, des droits de barrage (péage) sur tous les produits provenant de la riche Plaine de France, de la Vallée de Montmorency et de la Picardie.
En 1611, la première célébrité de la commune, Jacques Petit, chirurgien à l'hôtel-Dieu, naît à Pierrefitte.
En avril 1789, Jean-Baptiste Lardier, rédacteur de l'un des deux cahiers de doléances de la commune, souligne déjà le danger de la grande route (RN1 d'aujourd'hui) et les difficultés que rencontrent les accidentés pour obtenir des soins "Nul secours pour les malades ou les blessés de Pierrefitte et étrangers où les accidents se multiplient par la continuité des voitures…N'est-il pas à désirer que l'Hôtel-dieu de Saint-Denis soit tenu de recevoir les malades et blessés du village de Pierrefitte, manants comme étrangers".
La ville peut faire également état de quelques personnalités de renommée nationale voire internationale qui y vécurent ou furent inhumées au cimetière communal tels que Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz (1613-1679), Jean-François Auguste Moulin, général et baron d'Empire (1752-1810), l'acteur dramatique Frédérick Lemaître (1800-1876) dont la statue orne le square Henriette-Vornière, boulevard Charles de Gaulle, le naturaliste, explorateur et paléontologue Alcide Dessalines d'Orbigny (1802-1857), l'historien humaniste Armand Brette (1848-1912).
Sa situation, aux portes de la capitale et de la riche abbaye de Saint-Denis, l'expose à bien des vicissitudes. Pendant la guerre de Cent ans, les Anglais pillent et brûlent la ville. Pendant les troubles de la Fronde, Pierrefitte est mise à sac. Après la défaite de Napoléon Ier, l'invasion par les confédérés Anglais, Russes, Prussiens et Autrichiens en 1814-1815 cause des pertes financières importantes aux Pierrefittois et la destruction des archives communales.
En septembre 1870, la population se réfugie à Saint-Denis et Paris, abandonnant Pierrefitte aux Prussiens. Les dégâts occasionnés sont importants et les événements démontrent l'importance stratégique de la Butte Pinson dans la ligne de défense de Paris, conduisant le génie militaire à y installer une redoute (1875-1877).
A l'orée du XIXe siècle, le village ne compte que 684 habitants. Les maisons, des fermes et quelques vastes propriétés se situent le long de la rue de Paris, de la rue Guéroux jusqu'à la rue Etienne Dolet alors appelée rue Gloriette. L'activité essentielle reste encore la culture : pommes de terre depuis 1792, luzerne dans les Basses terres (quartier de la gare) et aux Joncherolles, culture maraîchère (cassis, groseillers, haricots primeurs et asperges), florale (roses, mignardises et chrysanthèmes), arbres fruitiers et pour 27 % du sol cultivable : la vigne. L'implantation d'une voie de chemin de fer et de la gare en 1859 facilite l'écoulement des récoltes vers Paris et vers l'Angleterre.
La bourgeoisie parisienne se rend à Pierrefitte en villégiature. Balzac et Théophile Gautier y rencontrent Frédérick Lemaître.
Les peintres Suzanne Valadon et son fils Maurice Utrillo résident quelques années à Pierrefitte. Jusque dans les années 1960, la jeunesse vient danser au Moulin de la Galette, en haut de la Butte-Pinson.
L'industrialisation de Saint-Denis contribue à la fin du XIXe siècle à l'urbanisation du sud de la commune et notamment au développement du quartier dit du "Petit Pierrefitte" ou des « Joncherolles ». De nombreux lotissements se développent également au nord-est de la commune, certains aménagés dans de bonnes conditions, d'autres véritables modèles d'insalubrité. Quelques grosses entreprises s’installent à proximité de la gare créant pour la population locale, des emplois.
En 1901, Pierrefitte compte alors 2863 habitants.
Les bombardements et les trois jours de combats de rue lors de la Libération d’août 1944 ont occasionné vingt-neuf morts à Pierrefitte, dix civils résistants, six membres des FFI (Forces Françaises de l ’Intérieur) morts au combat, douze civils et un soldat français de la division Leclerc, des blessés, des immeubles sinistrés. Neuf otages sont fusillés par les Allemands avenue de la République.
Après avoir dû affronter les problèmes du ravitaillement et de la reconstruction de l'après-guerre, les municipalités qui se succèdent dans cette seconde moitié du XXe siècle visent à créer ou moderniser les équipements nécessaires au développement harmonieux des activités scolaires, culturelles, sportives, sanitaires et sociales de la population pierrefittoise dans un environnement économique difficile.
Le premier HLM (habitation à loyer modéré) s'édifie en 1954 (boulevard Mermoz) pour faire face à l'urgence des besoins en matière de logement de l'après-guerre. Pierrefitte perd ses activités agricoles mais conserve un environnement champêtre grâce à l'aménagement d'espaces verts : le parc de la République sur le site d'une ancienne carrière, le bois de Richebourg à la Butte Pinson, le parc Frédérick Lemaître et le parc du cimetière paysager des Joncherolles (1976).
Signe de paix et d’amitié entre les peuples, la ville participe au mouvement des villes jumelées depuis 1966 avec Rüdersdorf en Allemagne et Braintree en Grande-Bretagne (1967). Elle a également depuis, signé deux conventions de coopération décentralisée avec la commune de Koussané au Mali en 2003 et le camp de réfugiés de Kalandja en Palestine en 2004.
Riche d’une tradition d’engagement partenarial au sein de l’intercommunalité institutionnelle et de la communauté associative, Pierrefitte s’ouvre au XXIe siècle, pour sa population multi-culturelle de 28 000 habitants, sur de nombreux projets d’aménagement de l’espace économique, de rénovation urbaine et d’évolution des modes de transports urbains.
Superficie
: 343 hectares 56 ares
Longueur de la commune du Nord au Sud
: 2 940 mètres
Largeur de la commune de l'Est à l'Ouest
: 1 470 mètres
Densité
: 8 074 habitants/km² (en 2006)
Distance
: de Pierrefitte-Mairie à Paris-Notre Dame : 13 km 600
Altitude
:
Sous-sol
: très diversifié, constitué selon les endroits de limon, marne bleue ou marne blanche, argile, glaise verte, gypse (autrefois exploitation en carrière à la Butte Pinson) calcaire, sable.
Eaux
: petits rus actuellement canalisés : ru des Liziards, ru des Joncherolles, autrefois fontaine publique et lavoir situés à l'angle de la rue Maurice David et de la rue Jacques Petit. Captation des sources et creusement de puits. Exemple : la Fontaine Rosée. Alimentation par l'eau de la Marne filtrée et stérilisée par l'usine de Neuilly-sur-Marne/Noisy-le-Grand. Apport de l'eau d'Oise en provenance de l'usine de traitement de Méry-sur-Oise.
Région : Ile-de-France
Département : Seine-Saint-Denis (Seine jusqu'en 1964)
Arrondissement de Saint-Denis (décret du 26/02/1993)
Canton de : Pierrefitte-Villetaneuse
Chef-lieu de canton (décret du 20 /01/1976)
Coopération intercommunale : adhésion à divers syndicats intercommunaux (eaux, gaz, électricité, pompes funèbres, aménagement et services) ; communauté d’agglomération Plaine Commune depuis 1999
Code postal : 93380
Code INSEE : 059
Jumelée avec :
RÜDERSDORF (Allemagne, ex-RDA) 19 juin 1966
BRAINTREE (Grande-Bretagne) 14 juillet 1967
Population
28 475 habitants (au 1/01/2010)
La mairie
Place de la Libération
Propriété datant de 1852, achetée en 1902 - Travaux de réfection et de transformation en 1938-1939 architecte : Roger Vinet ; en 1961 architecte : Jean Letu ; aménagements intérieurs en 1971, en 1976-1977, en 1989, en 1994 - annexes situées au 9, 15 et 19 rue de Paris – aménagement pour personnes à mobilité réduite 2008-2010.
La Poste
Bureau principal à l'angle du bd Mermoz et du bd Pasteur : architecte : L. Brandon, ouvert en 1955. Réfection en 1993-1995. Poste annexe des Joncherolles, 48 rue Nungesser-et-Coli inaugurée le 27/09/1980.
Les églises
Eglise Saint-Gervais Saint-Protais : consacrée le 22/10/1857- Architecte : M. Lequeux - Peinture : M.Timbal - réfection intérieure (1977) du clocher (1982) - rénovation des orgues (1981)
Eglise Notre-Dame de Reconnaissance (1935) architecte : Charles Venner - statue "Vierge à l'enfant" XVIIe-XVIIIe siècle
Eglise Sainte-Thérèse des Joncherolles (1964) - Architecte : Paul Vimond, vitraux de Marguerite Huré
Les cimetières
La sécurité
Le Centre de secours des pompiers rue Etienne-Dolet. Construit en 1938, réinstallation de la brigade des Pompiers de Paris en juillet 1977. Ouverture d’une permanence de la police nationale rue Guéroux en 1979 - création de la police municipale en 2003 et installation place Jean Jaurès en 2005.
Les établissements scolaires
Les équipements sanitaires et sociaux
Les équipements sportifs et culturels
Tissu économique
Nombreuses petites entreprises (environ 1163 en 2007)
Secteurs concernés : commerce de détail, bâtiment-travaux publics, papier-carton, réparation automobile, matériel électrique et électronique, études et conseils. Situées le long de la RN1, du chemin de fer, au centre des Rougemonts - parc d’activités Séverine (en cours de réalisation).
Cultures maraîchères et horticoles rue d'Amiens
jardins familiaux
Autrefois vignoble, arbres fruitiers, horticulture (œillets-roses-chrysanthèmes-muguet).
Place Jean Jaurès, mercredi et samedi matin
Ces documents peuvent être consultés au service des Archives communales en mairie de Pierrefitte. Ils peuvent aussi être consultés et empruntés à la Médiathèque Jacques Duclos, avenue Gabriel Péri.
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