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Les Pierrefittois de décembre 2010

Un Artiste, un senior engagé et deux clowns, les portraits des pierrefittois de décembre sauront, tour à tour, vous faire rire, vous faire réfléchir et vous émouvoir. Des parcours atypiques pour des personnalités qui ne le sont pas moins.

Lucien Bertin, senior actif et engagé

Pour Lucien Bertin, la retraite est loin d'être synonyme de repos forcé. Président de la section locale et de la fédération 93 de l'UNRPA (Union Nationale des Retraités et Personnes Agées), mais aussi membre du Conseil d'administration du CCAS, il organise sorties, loisirs et actions de soutien aux seniors pierrefittois. « L'engagement a toujours fait partie de ma vie, que ça soit au plan syndical, politique ou associatif », explique Lucien. Témoin privilégié des attentes et besoins des plus de 60 ans, il reste sensible à la défense de leurs droits, qu'il s'agisse des retraites, de la lutte contre la solitude ou de l'accès à la culture. À 79 ans, Lucien n'entend pas lever le pied. « Mon médecin m'interdit d'arrêter mes activités associatives. Pour lui, c'est le meilleur moyen de rester en bonne santé », sourit-il. Le prochain défi de son association : attirer plus de « jeunes retraités» sexagénaires, pour continuer de dynamiser les actions menées par l'UNRPA.

Parcours

1931
Naît le 13 septembre à Neauphlele-Vieux, dans les Yvelines.
1964
S'installe à Pierrefitte.
1983
Elu adjoint au Maire, délégué aux personnes âgées. Occupe cette fonction jusqu’en 2001.
2001
Devient président de la section pierrefittoise de l’UNRPA.
2007
Devient président de la fédération 93 de l’UNRPA.

 

Yao Metsoko, l’art et la manière

S'il n'habite plus Pierrefitte aujourd'hui, les liens tissés avec la ville et ses habitants demeurent forts. Pendant plus de dix ans, Yao Metsoko, peintre et sculpteur, a travaillé au Centre social et culturel Georges-Brassens, au cœur du quartier des Poètes. Il a alors multiplié les projets en lien avec les arts plastiques, auprès des enfants, des adolescents, mais aussi des seniors. « Pour moi, la transmission est importante. Il faut faire avec et pas contre les gens. Avec la culture, on élève son esprit. Chacun, jeune ou moins jeune peut se retrouver dans un projet qui lui ressemble », explique cet artiste pétri d'humanité. Aujourd'hui, Yao continue de partager son amour des belles choses avec les Pierrefittois. « Nous allons réaliser deux fresques sur le thème de l'environnement, l'une avec les élèves de l'école Joliot-Curie et l'autre avec ceux de l'école Frédérick-Lemaître », raconte-t-il. La tête pleine de nouveaux projets, Yao s'investit également beaucoup dans son pays natal, le Togo, et va notamment créer là-bas un espace culturel, pour continuer de tisser du lien autour de la peinture et de la sculpture. Toujours avec l'art et la manière...

Parcours

1965
Naît le 14 janvier, au Togo.
1985
Arrive en France.
1995
Travaille au sein du Centre social et culturel Georges Brassens, où il anime des projets en lien avec les arts plastiques et des ateliers d'arts martiaux, jusqu'en 2006.
2011
 Achèvera la réalisation de deux fresques avec les élèves des écoles Joliot-Curie et Frédérick-Lemaître.

 

Champi et Tatave, pour le meilleur et le sourire

Rien ne prédestinait Alain et Martine, couple dans la vie civile, à partager aussi le même espace scénique, celui des clowns Champi (le Clown blanc) et Tatave. Et c’est Alain qui, dès le plus jeune âge, se sent attiré par la scène et l’art clownesque. Lui fait ses classes dès le début des années 1970 avant d’être rejoint par son épouse « en Auguste, le pitre au nez rouge, un personnage qui s’est imposé de lui même », avoue Champi. Cela devient même une histoire de famille quand leur fils rejoint le couple, avant de quitter l’Ile-de-France pour s’installer dans le Sud.« Aujourd’hui, même si c’est plutôt moi qui apporte les idées – notées sur un calepin – nous concevons, parfois à partir d’une base commune à l’art clownesque français, le plus souvent à partir d’anecdotes pour les enfants, nos numéros de clowns et de magie-clown », confie-t-il. Les deux artistes signent à quatre mains des créations faisant ainsi la part belle à la pédagogie participative et ce pour le plus grand plaisir, notamment, des jeunes enfants pierrefittois.

Parcours

1981
Alain rencontre Pitou, un des plus grands clowns de France, son « parrain clownesque ».
1990
Père, femme et fils tournent en trio.
2002
« Champi et Tatave » en tournée triomphale d’été avec « Monaco le Cirque », devenu le « Cirque de Venise ».
2010
Création, en octobre, de l’association « Les Clowns du Soleil » pour relancer l’art clownesque

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