Soutenons l’espace commercial O’Marché Frais

Discours 0'Marché Frais 2018

Lors du rassemblement O’Marché Frais du 3 octobre 2018, le maire Michel Fourcade a fait un discours.

Discours Michel FOURCADE

Maire de Pierrefitte

Soutenons l’espace commercial O’MARCHE FRAIS

3 octobre 2018

Monsieur Quattrucci,

Monsieur Roy, Mesdames et Messieurs les responsables de l’Association des Riverains du Quartier du Petit Pierrefitte,

Chers Pierrefittoises, Chères Pierrefittois,

Je suis en colère. Nous sommes en colère.

En effet, voilà trop d’années que le projet prévu ici de magasin « O’Marché Frais » est retardé. Voilà 9 ans que nous travaillons sur ce projet. Déjà en 2010, le magazine municipal envisageait un début prochain des travaux…

Depuis 2010, le projet a obtenu toutes les autorisations nécessaires, à savoir la validation de sa pertinence par la Commission départementale d’aménagement commercial, puis la délivrance d’un permis de construire. Tous les aspects du projet répondent aux critères règlementaires.

Mais ce projet est victime d’une véritable guérilla judiciaire dont les Pierrefittois sont les victimes. Prenons le cas de l’avis favorable de la CDAC accordé en 2010 : il a aussitôt été contesté devant la commission nationale. Celle-ci a débouté le plaignant en janvier 2012. Ce plaignant ne s’est pas arrêté là puisqu’il est allé jusqu’en Conseil d’Etat pour contester les deux décisions précédentes. Les arguments ont été déclarés irrecevables, mais la décision n’a été rendue qu’en décembre 2013 ! Déjà trois ans de perdus…

Le parcours du combattant ne s’est pas arrêté puisqu’un premier permis de construire a été contesté en 2013. La contestation venait d’une personne habitant dans le département de l’Yonne, mais qui avait fait quelques mois plus tôt l’achat opportun d’un appartement rue Pierre Curie. Il y a tout lieu de penser que cet achat n’a été motivé que par le seul but que le propriétaire puisse contester le permis de construire et donc retarder notre projet.

A chaque fois que ceux qui contestent le projet sont déboutés de leur recours, ils sont sanctionnés de 2000 €. Mais que représentent 2000 € pour un projet entravé de plusieurs dizaines de millions d’euros ? Pas grand-chose…

Tout ce temps…, c’est de l’argent ! De l’argent pour ceux qui entre-temps profitent de l’absence de ce magasin, mais qui surtout privent les Pierrefittois d’un vrai espace commercial de qualité.

En 2013, les délais s’allongeant, il a fallu reprendre toute la procédure dès le début avec un dossier en CDAC. Jusqu’à en arriver en 2017 avec la délivrance d’un nouveau permis de construire.

Aussitôt, voilà le nouveau permis contesté par ce propriétaire de l’Yonne avec presque les mêmes arguments que quatre ans plus tôt.

Dans son jugement du 12 juillet 2018, le tribunal administratif de Montreuil a démonté point par point tous les griefs du plaignant et l’a condamné de nouveau à 2000 € d’amende.

Nous pensions donc avoir en avoir enfin fini avec ces arguties juridiques. Mais hélas, ce propriétaire de l’Yonne a signifié fin août au tribunal qu’il comptait de nouveau faire appel. Les raisons ne pourront être que de pure forme car déjà dans ses précédents recours, il ne se soulevait aucun préjudice pour son bien.

Cette fois, c’en est trop ! Huit ans de procédure déjà, cela suffit ! Nous refusons que les projets de la Ville et les besoins de ses habitants soient plus longtemps bafoués.

Car ces huit années, elles ont des conséquences très préjudiciables pour les habitants du Petit Pierrefitte :

Les riverains subissent la proximité d’un terrain en friche peu valorisant. Ce terrain est également exposé à des occupations illicites comme cela fut le cas en 2016. Chacun se souvient de cet épisode douloureux. Il a fallu une mobilisation des élus et des habitants pour mettre un terme à ses nuisances insoutenables ;

Un quartier de plus de 10 000 habitants à Pierrefitte, plusieurs autres milliers à Saint-Denis, ainsi qu’une route nationale proche justifient pleinement un pôle d’une plus grande envergure. La pétition de 400 signatures réunies en quelques jours au printemps par l’association des riverains contre le plaignant illustre bien cette forte attente pour le Marché Frais ;

Enfin, pour la Ville, il y a d’abord un préjudice d’image, mais aussi un préjudice financier. Avec ce terrain qui n’est pas construit, ce sont autant de ressources en moins – environ 100 000 € annuels – pour le budget de la Ville.

Nous avons assez attendu. Les habitants ont assez d’espérer en vain un centre commercial digne de ce nom. C’est pourquoi la municipalité vous a invité à ce rassemblement. Je vous annonce que la Ville étudie la possibilité de porter plainte pour le préjudice qu’elle subit par le fait de ces « recours abusifs ». Elle s’associera en outre à toutes les actions juridiques qui pourraient être entreprises par l’entreprise O’Marché Frais, ici représentée par son directeur Bruno Quattrucci.

Je vous remercie.


De plus, un article a été écrit dans Le Parisien sur ce rassemblement.

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